lundi 27 février 2017

Book haul de février

Salut tout le monde !
En ce jour glacé (jolie tempête par chez moi), réchauffons-nous un peu avec un "petit" book haul. Vous le savez, ma notion de "petit" est assez particulière. Je ne devais pas faire d'achats ce mois-ci pour me faire plaisir à Londres, mais j'y ai fait en fait beaucoup moins de dépenses que prévu. Et du coup, en bonne acheteuse livresque compulsive... j'ai commandé je ne sais combien de livres à mon retour !

On commence tout de suite, car la liste est longue :

  • Calendar Girl, Janvier et Février, d'Audrey Carlan (en ebooks).
  • Maybe Someday, de Colleen Hoover.
  • Bad Romance, de Céline Mancellon (en ebook).
  • Harry Potter and the Goblet of Fire, édition collector en hardback, de JK Rowling.
  • The Tales of Beedle the Bard, édition collector en hardback, de JK Rowling.
  • Hunger Games, L'embrasement, de Suzanne Collins.
  • La Sélection : Le Prince et le Garde, de Kiera Cass.
  • La Sélection : La Reine et la Préférée, de Kiera Cass.
  • The Curse, de Marie Rutkoski.
  • Levana, prequel des Chroniques lunaires, de Marissa Meyer.
  • Un Palais d'épines et de roses, de Sarah J. Maas.
  • Le Silence de la mer, de Vercors.
  • Indécise, de S.C. Stephens.
  • Ugly Love, de Colleen Hoover.
  • Le Français correct, de Grévisse.
  • La Faucheuse, de Neal Shusterman.
  • La Liseuse, de Paul Fournel.
  • Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas.
  • L'appel du coucou, de Robert Galbraith, alias JK Rowling.

Comme vous le voyez, j'ai un peu abusé ce mois-ci. Ce sera très différent pour mars (même si je dis un peu toujours ça), puisque j'ai décidé de ne pas faire d'achats et de me lâcher au Salon du Livre de Paris, qui a lieu du 24 au 27 mars. Certains parmi vous y iront-ils ?

mercredi 22 février 2017

Hunger Games, de Suzanne Collins.




Titre : Hunger Games – tome 1.
Auteur : Suzanne Collins.
Éditeur : PKJ.
Nombre de pages : 411.


Résumé :
« Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... »

Mon avis :
L’intrigue – J’avais vraiment adoré les trois films, du début à la fin, et j’ai donc eu tout naturellement envie de lire les livres ensuite, pour me faire ma petite idée sur cette saga et pouvoir comparer les deux versions. Mais j’ai toujours un souci avec les adaptations au cinéma : si je lis le livre avant, le film me plaît toujours beaucoup moins, et si je vois le film en premier, alors le livre me paraît toujours un peu plus fade qu’il ne l’est en réalité, et j’ai les images du film collées à l’esprit, ce qui m’empêche de savourer pleinement ma lecture. Ici, bien évidemment, je n’ai pas échappé à ce problème. Je partais en plus avec un handicap supplémentaire, étant donné que les films m’avaient énormément plu, et qu’il fallait donc que les livres soient vraiment à la hauteur. Au début donc, inévitablement, j’ai eu un peu de mal à rentrer complètement dans l’histoire. J’ai un peu traîné ce bouquin pendant une dizaine de jours, surtout qu’en plus je suis partie en vacances entre deux, et que donc je n’avais pas beaucoup de temps de lecture. Sauf que je déteste traîner des livres trop longtemps. Autant vous dire que, si je ressors de cette lecture en ayant tout de même passé un bon moment, et ce malgré tous ces obstacles, c’est que ce livre déchire vraiment.
Même si, pour des raisons qui me sont toutes personnelles et n’ont rien à voir avec le livre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, ça n’a pas duré longtemps, et tout comme dans le film, je me suis assez vite laissée prendre au jeu. Le livre n’est pas très gros, et les actions s’y enchaînent rapidement, pour ne laisser aucun répit au lecteur. Parfait pour un jeune public amateur de dystopies – et même pour les un peu plus vieux aussi !
Les personnages – Je dois bien avouer que j’ai été un peu perturbée par le fait qu’on en découvre moins sur les personnages dans le livre que dans le film. Certains personnages ont carrément été inventés dans le film, d’autres, comme Snow par exemple, ne sont qu’à peine effleurés dans le livre. Il m’a fallu faire un effort sur moi-même et me sortir l’adaptation de la tête, et essayer de découvrir cette lecture comme une nouvelle histoire.
Ce que j’ai aimé en revanche, c’est que la mythologie, le passé et le décor sont bien plus plantés ici qu’ils ne le sont dans le film. On a vraiment un univers bien plus complexe qui est créé.
C’est vrai également concernant les personnages principaux : Katniss apparaît comme un personnage bien plus nuancé, l’auteur nous fait entrer directement dans son cerveau. J’ai vraiment aimé redécouvrir sa personnalité, la voir sous un jour nouveau. Peeta m’est également apparu avec un peu plus de substance, et pas simplement comme le beau gosse un peu naïf qui met Katniss en valeur.
Le style – Là encore, caractéristique du genre, le style est assez simple, et c’est fait pour se lire d’une traite. Un reproche à faire peut-être concernant la clôture de certains chapitres. Souvent, l’auteure a souhaité amener le suspense sur les dernières lignes, pour donner envie de lire la suite sans attendre. Alors oui, les retournements sont toujours à la hauteur et rendent l’histoire vraiment très dynamique. Mais on sentait que parfois c’était un peu artificiel, et que le retournement arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe, sans vraie connexion logique. C’est dommage, mais c’est bien là le seul défaut que l’on puisse reprocher à Suzanne Collins.


Conclusion : Ce premier tome, que j’aurais aimé lire avant de voir les films, reste une belle réussite du genre, et mérite largement son succès.

lundi 20 février 2017

Never Never, saison 2 & 3, Colleen Hoover & Tarryn Fisher.



Titre : Never Never.
Auteur : Colleen Hoover & Tarryn Fisher.
Éditeur : 151 & 135.
Nombre de pages : Hugo Roman.


Résumé :
« Depuis ce matin, Silas et Charlie ne savent plus qui ils sont ni quel est leur passé.
Pourtant, ils devraient avoir beaucoup de souvenirs communs.
Ils se connaissent depuis longtemps et ont toujours été ensemble.
Il leur faut maintenant reconstituer leur passé et se redécouvrir mutuellement.
Et surtout, ne plus jamais, jamais oublier. »

Mon avis :
L’intrigue – Je vous mets volontairement le résumé du premier tome, pour ne pas spoiler ceux qui n’auraient pas encore commencé la saga.
On suit donc ici Charlie et Silas, qui se réveillent un matin en ayant tout oublié de leur identité, et surtout, comme ils vont rapidement le découvrir, de leurs liens. Petit à petit, quelques souvenirs et indices lâchés par leurs entourages vont leur permettre de se mettre en quête d’eux-mêmes, et de découvrir qui ils sont.
Je ne lis pas tellement de romances habituellement, même si j’essaie de m’y mettre un peu plus. J’avais déjà lu quelques titres de Colleen Hoover (Maybe Someday & Maybe Not, Ugly Love), et comme elle reste une auteure incontournable, j’aimais assez l’idée de la retrouver ici dans une petite trilogie très courte. Chaque tome fait moins de 200 pages, ce qui collait parfaitement à mon envie, et en plus les couvertures sont très réussies (le côté vintage, on batifole dans des champs de fleurs, tout ça tout ça). Je me suis donc laissée tenter par cette lecture.
Le premier tome, sans m’emballer totalement, ne m’avait pas déçue, et avait assez piqué ma curiosité pour me donner envie de lire la suite. Et puis j’ai eu une petite envie de légèreté en début de semaine, après avoir lu quelques petites briques en janvier, alors j’ai lu le tome 2. Et là, révélation totale. Je l’ai littéralement dévoré, impossible de le lâcher. Silas m’a scotchée à mon fauteuil et c’en était terminé de moi. Et puis cette fin… Bien évidemment, j’ai immédiatement sauté sur le tome 3, que Dieu merci j’avais dans ma PAL, et qui n’a pas fait long feu non plus. Il m’a peut-être moins séduite que le tome 2 même si je reste très satisfaite de cette lecture.
Un petit bémol peut-être : comme très souvent, je me serais bien passée de l’épilogue trop facile et trop rapide, qui n’apporte selon moi pas grand-chose à l’histoire qui se suffisait à elle-même. Mais c’est souvent le cas avec les épilogues, ce n’est pas un souci qu'on retrouve uniquement dans la romance.
J’aime cependant l’explication à toute cette histoire, qui n’est pas celle que j’avais entrevue et qui aurait été une énorme solution de facilité et m’aurait beaucoup déçue.
Les personnages – Je l’ai évoqué très brièvement juste avant : gros coup de cœur pour Silas. Dans le premier tome, le duo n’avait rien qui sortait de l’extraordinaire, et en même temps ça s’expliquait par le fait qu’ils n’avaient plus réellement d’identité. Mais dans ce second tome, j’ai vraiment aimé Silas, il se révèle, le personnage est très bien construit et développé, il est touchant, il connaît une vraie évolution. En bref, il est validé et survalidé.
Je trouve Charlie un peu plus fade. Elle n’est pas très présente dans le tome 2 de toute façon, mais même dans le tome 3, un peu plus centré sur ses émotions et sentiments, j’avoue qu’elle m’a beaucoup moins touché que Silas. Je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi, mais elle a moins fait vibrer ma corde sensible.
Le style – Les deux auteures respectent ici une constante de la romance, à savoir un style épuré et fluide. L’avantage avec des tomes aussi courts, c’est qu’elles ne se perdent pas en détails superflus, qui je trouve sont souvent trop présents dans ce genre. Ici, on va à l’essentiel, l’histoire bouge tout le temps, les personnages aussi, ça se dévore en une heure ou deux, c’est top.
Chapeau également sur la fluidité du style : ce n’est pas évident, quand on écrit à 4 mains, de cacher les fils blancs entre les deux styles. Ici – mais peut-être que le fait que ce soit traduit aide aussi – on ne voit pas les différences entre les deux identités des auteurs, et c’est à porter à leur crédit.


Conclusion : Une jolie romance, c’est beau et romantique. Pas besoin d’être un grand fan du genre pour vous attacher à Silas et Charlie, c’est addictif et tout public !

vendredi 10 février 2017

People Bazaar, Jean-Pierre de Lucovich.




Titre : People Bazaar – Souvenirs d’un infiltré dans le beau monde (1950-2000).
Auteur : Jean-Pierre de Lucovich.
Éditeur : Séguier.
Nombre de pages : 571.


Résumé :
« Prenez un verre avec Peter O’Toole, Maurice Ronet et Tom Wolfe, bavardez avec Alfred Hitchcock et François Truffaut, riez avec Salvador Dalí et Orson Welles, partez en vacances chez Christina Onassis, en week-end chez Françoise Sagan, rencontrez Madame Claude, Marcello Mastroianni, David Lynch, interviewez Serge Gainsbourg et Woody Allen, fumez le cigare avec Dennis Hopper, admirez Yves Saint Laurent, Ursula Andress... Figure de la nuit parisienne, chroniqueur mondain tendance caustique, journaliste voyageur, Jean-Pierre de Lucovich vous emmène en voyage dans ses souvenirs.
En sa compagnie, vous passerez la porte de chez Castel et de chez Régine, découvrirez le Saint-Germain-des-Prés des années cinquante, le Las Vegas de l’an 2000, les nuits rouges de Moscou et les boîtes folles de New York. Un âge d’or que ressuscite la mémoire de cet auteur privilégié, et qu’illustrent de nombreuses photos exclusives. »

Mon avis :
Tout d’abord, merci aux éditions Séguier qui, via la plateforme Babelio, m’ont permis de recevoir ce titre.
L’histoireCouverture élégante, titre intrigant, il ne m’en fallait pas plus pour m’inscrire pour la réception de ce titre. Bien sûr, le résumé m’aide : j’aime l’esthétique « rétro », comme on dit, et je suis curieuse de la période mentionnée dans le titre, alors je fonce. Et bien sûr, les noms annoncés font rêver : soyez prévenus, ce ne sont que les premiers d’une longue liste, dans laquelle je retrouve d’ailleurs des parents de collaborateurs, bref !
Jean-Pierre de Lucovich, qui a travaillé pendant des années à Paris Match, pour ne citer que cette parution, grandit et vit au milieu de tout le gratin parisien. Sa carrière de journaliste l’emmène outre-Manche, il côtoie alors les plus grands noms de Hollywood, New York, et j’en passe, et s’installe même quelques temps à dans cette ville.
Découpé par décennie, le livre propose de suivre l’auteur au fur et à mesure de ses rencontres, les plus surprenantes parfois.
On se prend vite au jeu, on se demande quelle personnalité on va bien pouvoir croiser au chapitre suivant, on découvre d’autres facettes de certains noms parmi les plus connus. On se laisse vraiment emporter par cette succession d’anecdotes de la vie de l’auteur.
Ce que j’ai aimé tout particulièrement, c’est bien évidemment les rencontres avec de grands noms de la scène littéraire (Françoise Sagan, Hemingway, etc.), mais aussi du cinéma (oui je suis aussi un peu cinéphile à mes heures perdues). Je dois bien avouer que du haut de mes 24 ans, certains noms m’étaient parfois inconnus, mais le plaisir de la lecture n’en est pas gâché, et j’ai plutôt eu envie de camper sur Google pour en savoir plus.
Le styleRaconté à la première personne, on sent l’expérience journalistique de l’auteur dans la concision de ses phrases et de ses chapitres. Personnellement, j’aime cette écriture très rapide, qui donne du dynamisme au récit. Les chapitres s’enchaînent rapidement, et je me suis retrouvée à la fin du livre sans même m’en rendre compte. Il y a vraiment beaucoup de peps dans son style, de l’humour aussi.
L’objet – Je rajoute aujourd’hui cette catégorie un peu particulière, pour vous parler rapidement de l’objet livre en lui-même. La première fois que je l’ai eu en main, j’ai vraiment été séduite par la qualité de l’objet, mais surtout, par les rabats. Alors oui, ce n’est pas du tout l’élément primordial à juger, mais là en l’occurrence il y a une très bonne initiative graphique que j’ai beaucoup aimé, et qui tout de suite ajoute à l’élégance de l’objet.
Dans tout le reste du livre, les documents s’accumulent, rares ou inédits pour la plupart. On a parfois l’impression d’entrer dans un album photos de famille avec, à côté, une anecdote. Le papier a en plus un effet satiné très agréable, et souvent je me retrouvais à caresser les pages pendant que je lisais.
Seul petit bémol : les (un peu trop nombreuses) petites coquilles dans le texte. Des points qui ont sauté, des « s » oubliés, des italiques manquants. Ce ne sont que des petits détails, mais que, déformation professionnelle oblige, je ne peux pas m’empêcher de remarquer. Mais le travail éditorial sur ce projet est dans l’ensemble très bien pensé et réalisé. Pour 22€, je trouve que c’est un bel objet qu’on offrira aisément à tous les curieux.


Conclusion : Une belle galerie de portraits, des anecdotes amusantes. Un très beau livre qu’on offrira avec plaisir.

Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu.





Titre : Journal d’un vampire en pyjama.
Auteur : Mathias Malzieu.
Éditeur : Albin Michel.
Nombre de pages : 254.

Résumé :
« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »


Mon avis :
L’histoire – Vous connaissez sans doute Mathias Malzieu, du moins par le biais de son groupe, Dionysos. Il est aussi l’auteur de plusieurs romans, dont La Mécanique du cœur, qui a été adapté au cinéma en 2014.
C’est personnellement un artiste que j’apprécie, et que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de voir sur scène. Et lire cette histoire m’a d’autant plus émue. L’auteur nous raconte ici comment il a découvert qu’il était atteint d’une anémie, que sa moelle osseuse était sévèrement atteinte, ses globules au plus bas, et que son diagnostique vital était clairement engagé. À causes des traitements, son système immunitaire déjà bien amoindri est complètement détruit, et il doit alors vivre dans une chambre stérile pendant plusieurs semaines.
Avec humour, l’auteur nous raconte son parcours à travers les méandres de la maladie, comment les gestes du quotidien deviennent compliqués, et les impacts sur sa carrière. Pour l’avoir vu se défoncer sur scène, sauter dans tous les sens, quand je repense à ce concert en sachant ce qu’il a vécu ensuite, j’imagine combien ça a dû être compliqué pour un homme aussi survolté de devoir faire attention à tout et tout le temps, car s’il se blesse, et n’ayant quasiment de plaquettes, l’hémorragie pourrait lui être fatale.
Un beau témoignage sur une maladie que je ne connais pas, sur un véritable parcours du combattant, et sur sa rencontre avec des héros du quotidien.
Le styleQu’importe ce qu’écrit Mathias Malzieu, il le fait toujours avec une grande poésie. J’aime sa façon de jouer avec les mots, de les déformer et de leur donner un sens nouveau. S’il dit être né une deuxième fois dans cette épreuve, on pourrait utiliser la même expression pour sa façon d’utiliser les mots, de les malaxer, étirer, découper, pour en faire quelque chose de neuf, à explorer et redécouvrir.

Conclusion : Un bel hommage, une lutte acharnée contre la maladie, racontée avec humour et poésie.

mercredi 8 février 2017

Les enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel.




Titre : Les Enchantements d’Ambremer.
Auteur : Pierre Pevel.
Éditeur : Bragelonne.
Nombre de pages : 301 (en ePub).


Résumé :
« Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes... et une ligne de métro relie la ville à l’OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L’affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers : un puissant sorcier, d’immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l’association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien... »

Mon avis :
L’intrigue – Ce qu’il faut savoir, c’est que je ne lis pas du tout ce type de livre d’habitude. Je m’étais laissée tenter par le résumé lors d’une opération ebooks par Bragelonne, mais aussi et surtout, par la couverture. Qu’en dire à part qu’elle est magnifique ? Vraiment très réussie, elle plante bien l’imaginaire de cette histoire, et cet excellent travail graphique a été reproduit sur les deux tomes suivants, à mon plus grand plaisir.
Je disais donc, que ce livre est bien loin de mes lectures habituelles. Et bien, ce qu’il faut en retirer, c’est que je commets là sans doute une grande erreur. Très belle découverte de cet univers qui m’a juste fascinée, je n’arrivais pas à lâcher cette histoire et j’avais toujours envie d’en découvrir plus. Les éléments et péripéties sont très bien pensées, la jonction entre les deux mondes (le Paris « humain » et l’OutreMonde) est construite intelligemment, et on a presque envie de prendre le métro avec Griffont pour vérifier si, nous aussi, on peut passer dans le royaume des fées. J’ai adoré du début à la fin, il n’y a aucun temps morts, les surprises se multiplient, et on se demande où l’auteur va arrêter son massacre pour nous laisser respirer un peu. J’hésite encore à le mettre dans la catégorie des coups de cœur, mais on n’en est vraiment pas loin.
Les personnages – Ce qui m’a plu surtout dans ce premier tome, c’est la diversité des personnages présentés. Les humains y côtoient les mages, fées, gnomes et autres gargouilles, et le pire, c’est que ça a presque l’air normal. L’auteur parvient sans peine à nous faire croire à toute cette palette de personnages, qui sont réalistes et attachants. J’ai tout particulièrement aimé Isabel de Saint-Gil, qui est une femme avec de la trempe, complexe, avec certains secrets, et que j’ai vraiment très envie de retrouver dans la suite de cette histoire.
Les chats ailés, comme Azincourt, m’ont beaucoup plu également. J’aime la « personnalité » si l’on peut dire de celui-ci en particulier, il m’a fait rire plus d’une fois, et j’ai trouvé très intéressant leur don de « lecture », dont je ne veux pas trop vous parler pour vous laisser découvrir vous aussi ces petites bêtes adorables.
J’aime aussi le fait que l’on rencontre dans cette histoire des personnages (et lieux) réels. Je tairai les noms pour vous laisser la surprise, mais c’est assez amusant de croiser des personnes qui ont fait l’histoire au sein de cette fiction.
Le style – Pierre Pevel a une plume assez particulière. Il use d’un procédé qui, selon moi, est à double-tranchant. En effet, à plusieurs reprises, l’auteur intervient directement, et en son nom propre, pour s’adresser à son lecteur, et rompre ainsi l’illusion romanesque. Ce procédé est très risqué car, s’il est mal placé ou trop abusif, il peut très vite lasser le lecteur. Mais ici, pas de soucis, l’auteur en use avec malice et beaucoup d’humour, si bien que cela ajoute un « petit quelque chose » à son style.
Sa plume est fluide, agréable, les mots sont utilisés avec économie pour ne pas se perdre dans des descriptions inutiles. Une excellente maîtrise stylistique qui rehausse encore une histoire palpitante.


Conclusion : Une belle découverte qui frise le coup de cœur, une écriture réussie et une histoire qui saura vous tenir en haleine.