lundi 30 janvier 2017

Résolutions littéraires pour 2017.

Bonjour tout le monde !
Aujourd'hui, on revient avec un article un peu spécial. C'est quelque chose que je fais jamais d'habitude, mais 2016 a aussi été l'année de création de ce blog, et j'avais envie pour 2017 de prendre quelques bonnes résolutions littéraires, maintenant que j'ai trouvé un petit rythme pour mes publications :
  • Continuer d'entretenir le blog régulièrement.
  • Garder mon organisation rigoureuse, notamment autour du blog.
  • Maintenir mon rythme de lecture (entre 12 et 15 livres par mois en général).
  • Lire un classique et un ebook par mois (voire les deux en même temps).
Et vous, vous avez pris de bonnes résolutions concernant vos lectures ?

vendredi 27 janvier 2017

Cress, Marissa Meyer.




Titre : Cress.
Auteur : Marissa Meyer.
Éditeur : PKJ.
Nombre de pages : 658.


Résumé :
« Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher... »

Mon avis :
L’intrigue – Mon amour pour les Chroniques lunaires n’était clairement pas quelque chose d’acquis. Je me rappelle, lorsque j’ai commencé Cinder, le premier tome, m’être demandé dans quoi je m’embarquais. Tout cet univers d’androïde et compagnie ne m’attirait pas trop au départ. Et puis très vite, je me suis laissée embarquée par l’histoire et j’avais apprécié cette lecture. J’attendais Scarlet avec une certaine impatience, car j’aime tout particulièrement le conte du Petit Chaperon Rouge. Sans être une déception, ce deuxième opus m’avait moins emballée que le premier, car le lien était moins évident avec le conte d'origine. Mais la fin m’avait tellement laissée en haleine que Cress n’avait pas tardé à rejoindre ma PAL. Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que ce troisième tome était une réécriture de La Belle au bois dormant, donc j’ai été un peu surprise de tomber sur une nouvelle version de Raiponce. Finalement, un mal pour un bien, car je préfère ce second personnage.
Et dès le début, immense coup de cœur. Après deux déceptions consécutives (Tous nos jours parfaits et Les fiancés de l’hiver), j’avais envie de me plonger dans une valeur sûre, et les Chroniques lunaires tombaient à pic. Mais si on m’avait dit que ce troisième tome était aussi incroyable, je ne l’aurais pas laissé passer par la case PAL et l’aurais ouvert d’emblée. Absolument aucun temps mort dans ce roman de presque 700 pages. Les péripéties s’enchaînent et ne laissent aucun répit au lecteur qui est pris dans le même tourbillon que les personnages. L’intrigue se dynamise énormément dans ce tome, le suspense est à son comble, et je brûle de faire des ravages dans ma whish list pour me procurer les suites au plus vite.
Les personnages – Ne me demandez pas pourquoi, mais dès les premières lignes, je me suis attachée à Cress. Je me suis tout de suite prise d’empathie pour ce personnage, j’ai aimé la façon dont elle s’est construite et dévoilée tout au long de l’intrigue, et j’ai aimé cette nouvelle facette qu’elle met au jour chez Carswell. Les autres personnages ne me déçoivent évidemment pas, Loup s’épanouit dans la partie « humaine » de sa personnalité et est vraiment touchant dans son histoire avec Scarlet, Cinder s’affirme dans son combat contre Levana, Iko est toujours à mourir de rire, même Kai gagne en profondeur. Même moi qui d’ordinaire n’aime pas trop quand les personnages se multiplient, c’est fait de manière tellement naturelle dans cette saga qu’on ne s’y perd pas, et chacun d’eux apporte sa pierre à l’édifice et à son rôle à jouer. Une vraie mythologie se construit dans ce tome charnière et complète toujours plus cet incroyable univers.
Le style – Que dire sur cette écriture ? Agréable à lire, très accessible, l’auteure sait ménager le rythme de son récit, et ce malgré des aspects techniques qui peuvent vite perdre le lecteur, le temps mort n’existe pas avec Marissa Meyer, et on dévore ses phrases avec avidité.


Conclusion : Un énorme coup de cœur pour ce troisième tome qui pose les bases d’un dénouement qui promet d’être haletant.

mercredi 25 janvier 2017

Week-end à 1000 (janvier 2017).

Bonjour tout le monde !
Vous le savez, le week-end à 1000 est l'un de mes petits challenges préférés. L'occasion pour moi d'avoir un bon prétexte pour me bloquer un week-end entier de lecture et vider un peu ma PAL.


J'avais choisi comme PAL :

  • Cress, tome 3 des Chroniques lunaires, de Marissa Meyer : 658 pages, dont 21 pages lues au début du défi, soit 637 pages comptabilisées.
  • Âmes Jumelles, Âmes Rebelles, de Samantha Bailly : 311 et 276 pages. A la fin du défi : 257 pages lues des Âmes Jumelles.
Clairement donc, défi loupé pour moi avec 893 pages lues. J'ai arrêté le défi plus tôt le dimanche, en fin de matinée, et malgré ma bonne avancée, pour pouvoir profiter de monsieur qui pour une fois ne repartait que le lundi.
Je reste tout de même satisfaite, car je termine ma lecture de Cress, le dernier titre de mon Cold Winter Challenge qui a en plus été un gros coup de coeur, et supprime de ma PAL une belle brique avec l'intégrale de Samantha Bailly.

lundi 23 janvier 2017

Les fiancés de l'hiver, Christelle Dabos.




Titre : Les fiancés de l’hiver.
Auteur : Christelle Dabos.
Éditeur : Gallimard Jeunesse, collection « Pôle fiction ».
Nombre de pages : 567.


Résumé :
« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. »

Mon avis :
L’intrigue – Je vais être claire, Les fiancés de l’hiver ont été pour moi 567 pages d’ennui. Je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire. On suit ici Ophélie, une jeune Animiste dont le don de lecture (en italique dans le texte) est particulièrement développé. En quoi cela consiste ? En touchant un objet, elle peut lire en lui, remonter sur plusieurs générations et plusieurs siècles, pour en découvrir toute l’histoire. Elle vit sur Anima, l’une des arches résultantes de l’explosion de la Terre en plusieurs territoires isolés. Mais les Doyennes ont décidé de son sort et la promettent à Thorn, un habitant du Pôle. Elle doit donc rejoindre cette terre inconnue et pleine de dangers pour cette jeune femme fragile.
Je dois bien avouer que dès les premiers chapitres, j’ai eu du mal à m’embarquer dans cette histoire. Si l’on liste l’ensemble des péripéties, il se passe au final assez peu de choses, et il y a beaucoup de longueurs sur des événements sans importance pour l’histoire qui auraient gagné à être supprimés.
Les paysages eux-mêmes ne m’inspiraient rien. On est pourtant dans un univers riche, qui a un potentiel immense et qui pourrait être vraiment captivant. Mais je le trouve mal amené, avec des descriptions beaucoup trop longues qui plombent le récit plutôt que ne l’agrémentent.
En toute honnêteté, et alors que je me force toujours à continuer mes sagas même après une déception pour connaître la suite des événements, je ne suis pas sûre de me plonger dans le deuxième tome.
Les personnages – Absolument aucun personnage ne m’a touchée. Thorn est bien sûr ce fiancé glacial et « mystérieux », mais pas mystérieux dans le sens où l’on a envie de connaître sa vraie nature et ses pensées. Il est plutôt une sorte d’écrin que personnellement, je n’avais pas du tout envie d’ouvrir.
Le personnage principal reste cependant Ophélie. Et mon dieu, j’aurais bien aimé lui mettre quelques baffes parfois. Maladroite, crédule, empotée, naïve, elle me sortait clairement par les yeux. Elle met dix chapitres à découvrir quelque chose que le lecteur a vu venir depuis longtemps déjà, elle est molle au possible. Elle ne me faisait clairement pas vibrer.
Berenilde, la tante protectrice de Thorn, incarne quant à elle l’ensemble des personnages de la cour du Pôle, et en particulier du Clairedelune. Elle est manipulatrice, égoïste, coincée dans ses excès, égocentrée, vouée à une vie de séduction factice, d’intérêt personnel et de destruction. Elle est détestable à souhait, et elle ne semble d’ailleurs n’avoir été écrite que pour cette raison.
Le seul personnage auquel je me suis un peu attachée était sa tante Roseline, le seul qui ne m’ait pas semblé trop caricatural sans doute.
Le style – Je suis plutôt une lectrice facile sur cet aspect, je lis des auteurs avec des empreintes très différentes, mais je dois bien avouer que je n’ai pas adhéré à la plume de Christelle Dabos. Des tournures un peu alambiquées parfois. Mais surtout, et là ça ne relève pas tant de son écriture que d’un procédé littéraire que j’abhorre, c’est la restitution des langages populaires, patois, etc. Je trouve que dans 90 % des cas, c’est mal fait et cela donne une tonalité très fausse au récit. Et ici, malheureusement, on retrouve l’oncle d’Ophélie dans les premiers chapitres qui s’exprime dans une sorte de vieux patois (proche du patois normand d’ailleurs), et ce procédé, une nouvelle fois, ne fonctionne pas avec moi. Je suis sûre que beaucoup de lecteurs apprécient ce genre d’effet stylistique, mais c’est vraiment ma bête noire.


Conclusion : Une déception pour ce premier opus, qui a pourtant été un grand succès.

lundi 16 janvier 2017

Tous nos jours parfaits, Jennifer Niven.




Titre : Tous nos jours parfaits.
Auteur : Jennifer Niven.
Éditeur : France Loisirs.
Nombre de pages : 371.


Résumé :
« Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la "bête curieuse" de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante: l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir. »

Mon avis :
L’intrigue – Si vous me suivez sur le compte Instagram tout nouvellement créé pour le blog (@unlivreenhiver), vous aurez pu voir que ce livre a été une déception pour moi. Je sais qu’il a très bien marché, et chaque fois que je l’ai croisé sur les blogs littéraires ou dans les vidéos des booktubeurs, c’était toujours un coup de cœur. Je suis bien désolée de dire que de mon côté, ça n’a pas fonctionné. On suit ici l’histoire de Theodore Finch, souvent appelé par son nom de famille, et de Violet. Leur rencontre est pour le moins improbable, puisqu’ils se retrouvent tous les deux perchés sur un parapet au-dessus du vide. De là, l’histoire entre les deux protagonistes commence. Je dois bien avouer que pendant tout le début du livre, je me suis demandé comment j’allais bien réussir à arriver à la fin de ces presque 400 pages sans décrocher. L’intrigue était molle, je bloquais sur les personnages (je vous en reparle plus bas), en bref, je n’étais pas emballée. Heureusement, lorsque la petite histoire d’amour entre Violet et Finch commence à se profiler, les choses deviennent un peu plus intéressantes et j’ai enfin commencé à m’attacher à cette histoire, et pourtant ce n’était pas gagné.
Mais ce qui m’a gênée surtout, c’est le manque d’originalité. On nous annonce sur la 4e de couverture que ce roman s’adresse à ceux qui ont aimé Nos étoiles contraires et Eleanor & Park. Je n’ai pas lu ce dernier roman, mais John Green oui, et effectivement, j’ai retrouvé ces mêmes schémas. Et plus que Nos étoiles contraires, j’ai eu l’impression de relire ici une copie de La face cachée de Margo : le petit lycéen pas trop apprécié des autres, qui tombe amoureux de la belle lycéenne populaire mais qui souffre d’un certain mal-être, et cette sorte de parcours initiatique qu’ils vont effectuer, dans la vengeance de Margo et les villes de papier chez John Green, et dans l’Indiana et ses curiosités ici. Mis à part le dénouement qui apporte une certaine originalité à ce roman, et surtout un peu d’intensité, j’avais l’impression de lire ici une histoire que j’avais déjà lu maintes et maintes fois ailleurs, avec toujours les mêmes topos, et c’est dommage.
Les personnages – Mais ces lieux communs ne sont pas ce qui m’a le plus dérangée. Ma plus grosse déception, ça a été le personnage de Theodore Finch. Je dois bien avouer que tout au long de l’histoire, et même maintenant que j’ai terminé le livre, il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas à son sujet. Là où on aurait pu avoir un personnage vraiment charismatique et marquant, je ne trouve qu’un ado un peu fade, et dont le caractère est trop décousu pour être vraisemblable. En lisant la note de l’auteure à la fin, je comprends son intention (et je vous conseille vraiment de ne pas sauter ces quelques pages). Ce que je regrette, c’est que cela n’a pas été assez bien amené. Le problème principal de ce personnage (problème que je ne vais pas nommer) est évoqué par le psy de son lycée. Mais c’est fait de manière tellement inattendue que lorsque j’ai lu ça, je me suis dit que c’était simplement une nouvelle étiquette qu’on souhaitait lui coller pour ne pas avoir à s’interroger sur ses vrais soucis. Jusqu’à la fin, je me suis dit que ça n’était pas ça, que ce n’était pas logique dans l’histoire. Et pourtant si.
Violet a moins provoqué en moi de situation de rejet, comme ça a pu être le cas avec Finch. Même si elle vient à bout de certains de ses traumatismes un peu trop facilement à mon avis, comme si la peur irrationnelle pouvait être résolue en un claquement de doigts, elle me laisse un goût moins amer en bouche.
Le styleAlors je sais que vu comme ça, on a l’impression que j’ai passé un mauvais moment. Ce n’est pas le cas non plus. L’histoire s’est heureusement dynamisée au moment où je commençais vraiment à décrocher, et m’a donné envie de continuer ma lecture. L’auteure a réussi à me faire m’attacher à l’histoire et aux personnages, j’avais envie de savoir ce qui allait leur arriver, d’autant qu’elle a un style très agréable, parfaitement adapté au public adolescent visé par cette publication. Les points faibles de cette lecture relèvent selon moi non pas de l’écriture, qui est fluide, mais de la construction des personnages.


Conclusion : Une lecture en demi-teinte, avec un roman qui laisse un goût de déjà vu, mais qui séduira un jeune public.

mardi 10 janvier 2017

Confessions d'une fan de Jane Austen, Laurie Viera Rigler.





Titre : Confessions d’une fan de Jane Austen.
Auteur : Laurie Viera Rigler.
Éditeur : Milady Pemberley.
Nombre de pages : 415.


Résumé :
« Je n’aurais jamais dû noyer mon chagrin dans une énième relecture d’Orgueil et Préjugés et dans l’alcool, car aujourd’hui, me voilà propulsée à l’époque de la Régence anglaise dans le corps d’une autre femme ! Même si la mode Empire et les moeurs ne cessent de me surprendre, je m’aperçois que cette vie offre, malgré tout, son lot de charmes. Surtout lorsque je rencontre l’élégant et séduisant Charles Edgeworth. Mais est-il un Darcy ou un Wickham ? S’il se révèle être un Darcy, je pourrais bien ne plus jamais éprouver l’envie de rentrer chez moi, après tout… »

Mon avis :
L’intrigue – J’avais offert ce livre à Sandrine de Commedansunlivre lors d’un swap, et intriguée par celui-ci je m’en étais également offert un exemplaire. Nous avons donc décidé d’en faire une lecture commune.
Quand j’ai commencé ce livre, je ne me rappelais plus du tout qu’il s’agissait d’un voyage dans le temps, et en lisant les deux premiers chapitres, je me suis demandé dans quoi je m’étais embarquée. Un bon gros roman où les ficelles sont tellement visibles que c’en est des cordes, une intrigue qui démarrait pleine de clichés. Sauf que voilà, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me suis retrouvée à la dernière page du roman. Dire que je l’ai dévoré serait un euphémisme tant je me suis prise au jeu. Alors certes, ce livre ne révolutionne pas le genre et n’obtiendra pas demain un prix Nobel de littérature, mais ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande. Et si l’histoire rappelle étrangement celle d’Orgueil et Préjugés, elle n’en demeure pas moins dynamique et charmera toutes celles qui ont un jour rêvé d’un beau Mr Darcy. Parce que oui, nous sommes un peu toutes, même si nous refusons de l’avouer, de grandes romantiques qui pleurent devant Titanic et dévorent des romances.
Ici Courtney, une trentenaire (il me semble) qui vit à Los Angeles où elle enchaîne les catastrophes amoureuses, se réveille un matin en 1813 dans le corps de Jane, une jeune aristocrate dont la vie sentimentale semble tout aussi chaotique. La situation engendre bien évidemment toute une suite de quiproquos qui donnent un rythme soutenu au roman.
Il existe une « suite », les Tribulations d’une fan de Jane Austen, qui raconte l’histoire de Jane qui se retrouve dans le corps de Courtney au XXIe siècle. J’hésite un peu à lire ce deuxième opus, j’ai peur que ce soit trop répétitif avec ce tome-ci et que je sois déçue de ma lecture. Je me laisse le temps de la réflexion !
Le style – Là encore, rien de très original, mais l’écriture est souple et se lit aisément. L’auteure a de plus beaucoup d’humour et m’a arraché quelques rires à plusieurs reprises. Elle prête à Courtney des réactions parfois surprenantes, mais on lui pardonne facilement ces petits écarts et on se laisse prendre par l’histoire.


Conclusion : Un roman qui n’a pas la prétention de révolutionner le genre mais vous fera passer à coup sûr un bon moment, et vous donnera l'envie de replonger dans tous vos Jane Austen !

lundi 9 janvier 2017

Je n'ai jamais eu de petite robe noire, Roselyne Madelénat.




Titre : Je n’ai jamais eu de petite robe noire.
Auteur : Roselyne Madelénat.
Éditeur : France Loisirs.
Nombre de pages : 221.


Résumé :
« Florence est journaliste dans la presse féminine et mène une vie sentimentale décousue. Depuis sa jeunesse, elle a rompu avec sa famille. Lors de l'enterrement de sa mère, Florence renoue avec son père qu'elle ne voyait plus. Ensemble, ils tissent un lien un peu fou, étrange, osent enfin s'aimer et se le dire. Et ce sentiment bouleverse la narratrice : ne détestait-elle pas son père jusqu'à présent ? Et lui, ne l'ignorait-il pas ? Que se passe-t-il ? La mort de sa mère ne se contente pas de mettre à nu des sentiments enfouis, elle ouvre aussi la boîte de Pandore sur un secret de famille datant de 1943. Un secret aussi incroyable qu'effroyable et dont son père est le seul à détenir la clé. Et qu'en est -il de la petite robe noire ? Pourquoi Florence n'en a-t-elle jamais portée ? C'est que les petites robes noires ont elles aussi leur secret... Un texte poignant, haletant dans les méandres troubles de la mémoire... »

Mon avis :
L’intrigue – Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre m’a surprise. J’avais repéré ce titre dans le catalogue des éditions Hugo & Cie avant sa sortie, car le titre m’avait intriguée. Je crois bien n’avoir même pas regardé le résumé d’ailleurs. Et puis il était un peu parti aux oubliettes, jusqu’à que je profite d’une offre France Loisirs pour me le procurer, puisqu’il avait rejoint leurs rayonnages. Je suis d’ailleurs contente qu’ils aient conservé la couverture de chez Hugo que je trouve particulièrement belle. L’intrigue n’est pas mauvaise, même si elle mériterait selon moi d’être approfondie. Le lien, par exemple, à cette fameuse « petite robe noire » qu’on nous annonce dans le titre n’est que très peu exploité, et l’explication qui en est brièvement donnée n’est pas claire. Le dénouement, qui consiste ici à la résolution de l’intrigue familiale et des secrets enfouis, est prévisible dès la moitié du roman.
Ce qui m’a surprise en revanche, c’est que je ne m’attendais pas du tout à lire ce type de livre chez Hugo & Cie. Ce titre m’en a rappelé d’autres comme La Gaieté de Justine Lévy ou Un Homme dangeureux d’Émilie Frèche, toutes deux publiées chez Stock, que ce soit par l’atmosphère, la tonalité, ou la relation de la narratrice aux hommes. Et parce que j’avais ces deux livres en tête en lisant Je n’ai jamais eu de petite robe noire, j’aurais parfaitement imaginé ce titre dans le catalogue de chez Stock, qui me semble très éloigné de l’univers d’Hugo & Cie. Mais je dois avouer que je suis agréablement surprise de voir que cette maison d’édition prend des risques avec cette publication plus audacieuse, qui sort un peu des sentiers battus, et j’espère qu’ils perdureront dans cette dynamique.
Le style – Tout comme chez ses deux consœurs, Roselyne Madelénat sait dessiner des portraits et construire ses personnages, c’est sans doute là son point fort d’ailleurs. La personnalité de ce père est particulièrement saisissante, et l’auteure nous dévoile cette figure paternelle dans toute sa complexité au fur et à mesure de l’histoire, sans aller trop vite. Malheureusement, ce personnage est un peu affadi par l’intrigue trop prévisible, qui le dessert largement alors qu’il pourrait selon moi être une figure vraiment marquante, qui gagnerait encore plus en intensité et serait une véritable explosion à la fin, lorsqu’on découvre la vérité sur le réseau familial.


Conclusion : Une belle prise de risque pour Hugo & Cie, qui malgré quelques petits défauts, reste une lecture souple et agréable.